vendredi 3 mai 2013

Petit-Couronne - Catherine du Café de la mairie.




En colère jusqu'à l’écœurement.

La nouvelle tant redoutée s'est propagée comme une traînée de poudre : aucune offre de reprise de la raffinerie de Petit-Couronne n'a été retenue par le tribunal de commerce de Rouen en ce mardi midi. Parmi les habitants des deux communes mitoyennes du site, l'espoir du début de conflit puis la déception et la résignation ont laissé place à la colère et à l’écœurement  "C'est une honte!" tempête Pierre de la charcuterie couronnaise, "tous ces politiques qui sont venus faire les beaux pendant la campagne présidentielle... ils venaient chercher des voix, se montrer. Pas un n'a fait quoi que ce soit pour sauver cette usine! Et maintenant ce sont plus de quatre mille personnes qui vont souffrir de leur immobilisme. En tant que commerçant c'est entre 40 et 60% de chiffre que nous allons perdre!".  Même son de cloche pour Roger, retraité et ancien combattant qui, devant son verre au comptoir, désespère des personnes qui nous gouvernent. "Les Petit-Couronnais vont sentir la douloureuse... la municipalité ne pourra pas faire autrement que d'augmenter les impôts. Je suis dégoûté de voir le pays s'en aller en "cacahuète"...". Catherine, au café de la mairie est elle aussi abasourdie. "J'ai pas de mots assez fort pour décrire ce que je ressens vis à vis de nos politiques. Il ne se sont pas bougé. Des promesses ils en ont fait. Mais côté action, pas un ne s'est suffisamment investi. Je veux croire encore à une ré industrialisation du site. Peut-être faut-il se donner le temps de la réflexion et envisager ce qui peut être fait pour combler ce qui va être un grand vide. Sans raffinerie à Petit-Couronne c'est comme Paris sans sa Tour Eiffel...". A Grand-Couronne, la nouvelle est également arrivée via le JT de la télé. "On s'y attendait un peu mais j'aurais pensé que le tribunal se serait donné quelques jours pour étudier les offres" témoigne Henri, "mais je constate qu'il n'est même pas allé jusque là! Comment des commerçants ou des chefs de petites entreprises peuvent-ils ainsi décider de l'avenir de plusieurs centaines de personnes, en toute conscience ?". Michèle, dont l'ami travaille à la raffinerie va même plus loin. "Politiques, financiers ou majors du pétrole, tous pourris et à mettre dans le même sac...". A se promener dans les rues des deux communes orphelines de leur raffinerie, ce mardi 16 avril aura été vécu comme un jour noir.

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