dimanche 12 mai 2013

Petit-Couronne - Marche des Pétroplus et de leurs soutiens vers la raffinerie.




Dans le jour déclinant, les installations pétrolières se découpent en silhouettes sur le bleu azuré et exempt de fumées du ciel de Petit-Couronne. Trois-cents, peut-être plus, les salariés de la raffinerie accompagnés de leurs soutiens de toujours défilent lentement vers l'entrée de l'usine à la seule lueur des lampions qu'ils tiennent à bout de bras. La longue ligne droite qui relie la ville à l'usine leur laisse le temps de revivre un passé encore si présent. "Ce n'est pas un chemin de croix comme on pourrait le penser" dit Denis, plutôt une étape supplémentaire vers l'espoir. Celui d'une reprise de l'activité et du retour vers l'emploi". Réunis à 21 h 00 devant la mairie, les participants se sont dirigés vers la raffinerie à l'arrêt depuis quelques semaines. A l'avant du cortège, la banderole de l'intersyndicale affichait : "nous ne sommes pas morts, on ne lâche rien". Des élus locaux se sont associés à la manifestation comme le maire de Petit-Couronne, Dominique Randon, venu apporter son "soutien aux salariés et aux sous-traitants". Il a affirmé sa confiance dans la ré industrialisation du site affirmant que "l'ensemble des forces travaillent à cet avenir". Parvenus devant la raffinerie, les participants ont pu assister à plusieurs prises de parole, dont celle de Claude Vaillon, conseil de la société luxembourgeoise Ground Technology and Security for Airports (GTSA) qui a déclaré "avoir réuni la somme de 500 millions d'euros et être prêt à présenter son dossier au mandataire liquidateur". "Nous ne pouvons qu'espérer" constatait, amère, Philippe. "Nous sommes passés par tellement de revirements, que ce qu'il adviendra ne sera que du bonus...". Lu à la tribune par l'un de ses amis, le message de l'emblématique Yvon Scornet laisse néanmoins envisager des lendemains sulfureux. Celui qui, pour raison de santé, n'a pu être présent à cette assemblée, prévient : " Que ceux qui en ont profité pour trahir les intérêts des salariés sachent qu’ils ne l’emporteront pas et que la vérité éclatera…". La soirée continue avec la diffusion de vidéos retraçant les 18 mois de lutte des raffineurs. Les enfants, emmenés par leurs parents accusent la fatigue et ferment leurs yeux en même temps que les lampions s'éteignent. Un dernier "On lâche rien" en musique et le site reprend son allure traditionnel, mais sans les bruits, les odeurs...

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