mardi 9 juillet 2013

Petit-Quevilly - Transformateurs SAS - Zone des Patis.


L'histoire mouvementée du site de transformateurs.

L'histoire du site du Petit-Quevilly depuis sa création dans les années 20 n'a cessé d'alimenter les rubriques ouvrières et syndicales. Pour mémoire, lors de la vente par Areva en 2010 de l'activité Transmission et distribution (T & D), le site avait été rattaché à Alstom afin de satisfaire aux contraintes de la commission européenne de la concurrence. Elle s'opposait à l'époque au quasi monopole de la production de transformateurs en France créé par le rachat par Schneider Electric.
Finalement, le site entrera dans le giron de Schneider Electric en Avril 2012. A l'époque déjà, les syndicats faisaient part de leurs inquiétudes quant à l'avenir de la production et des conséquences sociales que ce rachat pouvait entraîner. Aujourd'hui, les salariés et les élus CFE-CGC et CGT avaient convié la presse afin de s'exprimer sur le malaise social qui enfle au sein de l'entreprise. Malgré une interdiction de pénétrer dans les locaux syndicaux (un huissier avait été commis pour constater le strict respect de cet ordre) Didier Lebourgeois, délégué CGT et Dominique Prieux, représentant CFE-CGC ont tenu à délivrer le message suivant : "Nous sommes très inquiets de la situation économique et sociale de notre Transformateurs SAS. La stratégie défensive du rachat par Schneider Electric a permis d’éviter l’entrée d’un nouveau concurrent sur le marché EDF. Depuis la vente par Alstom, la situation industrielle et sociale ne cesse de se dégrader. Remerciement de tout le personnel intérimaire, arrêt des équipes de nuit, arrêt d’une partie des équipes en deux huit, incitation individuelle à la mobilité intragroupe, prêt de personnel, chômage partiel (environ 10 000 heures), licenciement des personnels les plus âgés via le pôle emploi. Lors du rachat par Schneider Electric, les investissements promis et nécessaires pour maintenir notre gamme de fabrication ont été supprimés. Cette politique consiste à exercer des pressions individuelles et collectives au quotidien. Le discours de la direction évoque un trop grand nombre de salariés et pour cela, elle met en place des incitations au départ de l’entreprise, ce qui est un PSE déguisé. La dégradation du climat social qui a été actée par tous les acteurs de l’entreprise, la médecine du travail, la cellule psychologique, le CHSCT, les délégués du personnel et le comité d’entreprise, nous fait craindre le pire". Les représentants des salariés se disent prêts, en cas de non dialogue, à mener diverses initiatives et à en appeler aux pouvoirs publics. 

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