lundi 22 décembre 2014

Petit-Quevilly - La réunion du Réseau d’alerte, de prévention et de lutte contre les discriminations liées à l’origine a attiré un public fourni.



Les discriminations en question.

En répondant en 2013 à l’appel à projet  «Lutte contre les discriminations liées à l’origine» de la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de Haute-Normandie (DRJSCS), et en signant une convention en 2014 conjointement avec cette institution et l’Agence de la cohésion sociale et de l’égalité des chances (ACSE), l’Association de solidarité envers les travailleurs immigrés (ASTI) s’est engagée à prévenir et lutter contre les discriminations liées à l’origine, par la création d’un réseau d’alerte et d’échanges de pratiques, d’actions de sensibilisation et d’accompagnement des victimes. Depuis la mise en place de ce dispositif, de nombreuses réunions d’informations et d’échanges se sont déroulées avec la participation de l’Asce, du Conseil régional, général, de la Crea, de la déléguée du défenseur des droits, de la ville de Petit-Quevilly et de diverses associations. Mercredi dernier, un nouveau rendez-vous avait été fixé à tous ces intervenants pour une information sur les préjugés, stéréotypes ou discriminations liés à l’origine. Parmi le nombreux public présent, des élèves du lycée Val de Seine de Grand-Quevilly ont bien voulu donner leur ressenti sur ce problème. «Cette présentation me semble très théorique voire confuse» a constaté Marie. «De plus des différents se font jour entre les intervenants. Ce n’est pas cela qui va favoriser le débat». Marina, Swan et Joana ont des propos plus tranchés. «Dans notre établissement par exemple, on ne parle pas de racisme ou de discrimination. Mais nous pensons que cela existe. J’ai l’impression que l’on fait «comme si». La solution serait peut-être de prendre le sujet à l’envers et, plutôt que de constater, inciter les personnes d’origine étrangère à adopter leur comportement à l’endroit où ils vivent, chose que nous faisons systématiquement quand nous allons à l’étranger !». L’intégration en somme ! Car force est de constater qu’au bout d’un après-midi de débats, ceux-ci ont principalement été axés sur l’aspect victimisation de certaines situations, de plus en plus nombreuses, mais le concept « d’intégration» n’est pas revenu souvent dans le vocabulaire des invités.






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