mardi 2 décembre 2014

Sahurs. L'hommage à Pierre Pasquis.



La force tranquille.

Il avait la moustache frisotante, pouvait avoir le sourcil froncé et passer pour un bougon. Et pourtant, celui qui vient de partir pour d’autres cieux était, de l’avis de ses proches et de ceux qui l’ont connu et côtoyé, un modèle de tolérance, d’écoute et d’humanisme. Né en 1936 à Lintot (76), Pierre Pasquis est arrivé à Sahurs à l’âge de 9 ans à la suite de ses parents instituteurs nouvellement affectés. Il est un peu désorienté, il parle surtout le cauchois. Néanmoins il suit ses études au Lycée Corneille de Rouen où il obtiendra son baccalauréat en 1954. Il se lance aors dans la médecine avec passion. Il épouse Michèle en 1960, et fonde avec elle une belle famille puisqu’ils ont 5 enfants.  Il obtient son  diplôme de médecin en 1962 et son agrégation en 1970. Il est alors l’un des plus jeunes agrégés de France. Il est intégré dans l’équipe du Professeur Lefrançois  à la création du Laboratoire d’Exploration Fonctionnelle. Il collabore avec ses trois confrères et amis, les docteurs André Boeda,, Jean Delattre  et  Jean Verit, à la promotion de la médecine du sport en prévision des Jeux Olympiques de Mexico en 1968, après avoir effectué de nombreuses missions à La Paz en Bolivie pour étudier la respiration à l’altitude. C’est avec ces trois mêmes collègues « mousquetaires », rejoints par le docteur Claude Boyer, qu’il fondera l’Institut Régional de Médecine du Sport au sein du CHU de Rouen avec l’aide de Jacques Druon, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. Spécialisé en physiologie respiratoire et exploration fonctionnelle, il devient Professeur en 1983, après le décès de son Maitre Roland Lefrançois. En 1985, il est vice président de l’Université de Rouen. Médecin chef du service de physiologie et d’exploration fonctionnelle, il prend sa retraite hospitalière en 2000 et reste encore quelques 5 années au service de la Faculté et de la recherche scientifique en qualité de Professeur émérite. Toujours actif au service des autres, Il s’investit avec enthousiasme dans des activités associatives locales et au sein de la Mairie de Sahurs où il était premier adjoint. Avec tendresse et gentillesse il exerce également l’art d’être grand père avec ses 5 petits-enfants. Plusieurs centaines de personnes se sont massés dans la petite église des bords de Seine lundi après-midi afin de lui rendre un dernier hommage.



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