mardi 2 décembre 2014

Saint-Etienne du Rouvray. Le ras le bol des professionnels de la santé.



Le cri d’alarme des professionnels de santé.


«L’heure est grave, notre protection sociale est en danger mortel et le grand public ne semble pas en avoir conscience, faute peut-être d’informations claires et suffisantes… ». Le ton était donné vendredi matin par les animateurs du collectif «La convergence des hôpitaux en lutte contre «l’hôstérité» qui avaient convié les médias au centre hospitalier du Rouvray. Mouvement unitaire de personnels syndiqués, non syndiqués et d’usagers, créé à l’initiative de l’Etablissement public de santé mentale (EPSM) de Caen, ce collectif, après constat que les luttes locales contre les restructurations, les plans de retour à l’équilibre, les suppressions de poste, de RTT, aboutissent au mieux à freiner l’austérité, a décidé de donner une réponse nationale à un problème national plutôt que de mener la contestation établissement par établissement. Ainsi, Alain Caillot du syndicat Sud protection sociale et par ailleurs animateur du collectif « Notre santé en danger » déplore-t-il que «Ces dernières années, la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST), la tarification à l’activité ainsi que la réduction des dotations budgétaires, ont entraînées une dégradation des conditions de travail des personnels. Les gouvernements successifs favorisent la marchandisation du soin au détriment d’un service public de santé de qualité ». Agathe Chopart, infirmière et syndicaliste CGT dénonce quant à elle que «dans ce contexte, le gouvernement actuel annonce un plan d’austérité. 25 milliards d’économie sur la santé et la protection sociale d’ici 2017. Pour un système de santé déjà en manque cruel de moyens, cela signifie une mort certaine. Tous les jours, nous travaillons en flux tendu en termes de personnels. Nous ne pourrions même pas faire face à une catastrophe sanitaire de type Ebola ». Cyril Boutin, secrétaire général du centre hospitalier du Rouvray pointe du doigt les grandes décisions prises au sommet de l’état qui sont ensuite distillées vers chaque établissement via les Agences régionales de santé (ARS). « Chaque hôpital fait ainsi sa petite cuisine en vue de faire ces économies. Il en résulte des conditions de travail innommables et, dans le même temps, un délaissement progressif de la prise en charge des malades qui devraient être au centre de nos préoccupations ». C’est dans cet état d’esprit, «pour alerter les pouvoirs publics et demander la révision du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2015) », que le collectif, incluant des associations d’usagers, collectifs de défense des hôpitaux et maternités de proximité, appellent à une manifestation nationale le 18 novembre 2014 à Paris.

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