lundi 9 février 2015

Rouen - Rencontre avec Patrick Monteil.



Une voix emblématique de la télévision.


«Je le voyais plus petit… », «Moi, moins baraqué…». Pas facile pour ces étudiants de se faire une idée à partir d’une voix. Et pourtant il est bien là, invité par les élèves de Master 3MSP (Master Marketing et Management du Sport Professionnel) à venir partager son expérience de 33 ans de commentaires sportifs sur les ondes de radio et de la télévision publique. Journaliste Patrick Montel ? Indiscutablement tant il maîtrise les sujets sur lesquels il est questionné : le sport et la télévision depuis les années 80, le sport télévisé autour de la logique économique et les conséquences sur le métier de journaliste… Homme de scène ? Il le pourrait ! Son entrée dans l’auditorium le prouve. Il commente, en « live », pour les étudiants présents, le relais 4 x 400 m féminin français de Zurich en 2014. « On s’y croirait » entend-on dans les gradins. A l’instar des Roger Couderc, Pierre Albaladéjo ou Thierry Roland, Patrick Montel a ces intonations qui font vivre des instants magiques. « On le croirait habité !» glisse une jeune fille qui, hier ne le connaissait peut-être pas ! Votre meilleur souvenir sportif Monsieur Montel ? « Certainement l’arrivée du 10.000 m féminin de Barcelone en 1992. C’est la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et le tour d’honneur est effectué par deux athlètes, la gagnante éthiopienne et la seconde d’Afrique du Sud. Noire et blanche, main dans la main… Une grande émotion ». Peut-on réellement investiguer en tant que journaliste sportif ? « Il y a en effet une sorte de schizophrénie difficile à gérer. Comment évoquer objectivement un événement pour lequel on a payé des droits ! ». Votre longévité sur le service public, cela est dû à quoi ? «(rires) Mon père m’a dit : il faut toujours garder le même employeur ! Je suis sûr qu’il se trompait… Mais voilà, le service public est l’endroit où je me retrouve complètement ». Qu’y a-t-il de social dans le sport ? «Tous les rapports sociaux sont envisageables dans le sport. Il est d’une infinie richesse à partir de l’instant où l’on s’attache à autre chose qu’au simple résultat ! ». 

Aucun commentaire:

GRAND-QUEVILLY. Des centaines d'enfants costumés ont défilé dans les rues pour célébrer les 50 ans du centre de loisirs.

La jeunesse dans la rue ! Le centre de loisirs Léo Lagrange fête ses 50 ans cette année ! Déjà, le 1 er juillet dernier, des mi...