mercredi 18 mars 2015

Petit-Quevilly - Miroir Ô miroir, suis-je la plus belle ?



Carole Letheux est un professeur comblé et heureuse d’exercer son métier depuis plus d’une vingtaine d’années. Au sein du Lycée des métiers Elisa Lemonnier, elle est en charge des classes de CAP coiffure et vient de présenter dix d’entre elles au Trophée de la coiffure Haute-Normandie dont la finale s’est déroulée dimanche 15 février dans l’enceinte du Conseil Général de Seine-Maritime. «La participation à cette épreuve avait été suspendue durant quelques années » confie-t-elle, « puis, devant l’insistance des élèves nous avons décidé de nous y replonger depuis l’année dernière ». Grand bien leur en a pris. Le lycée termine 2eme meilleure école sur 7 engagée, devant des « pointures » réputées intouchables comme certains CFA (Centres de formation d’apprentis). Non contente de cette distinction, c’est une élève du lycée qui décroche une cinquième place au classement individuel, synonyme de qualification en équipe de France. Elea Sénéchal, en terminale CAP, «compte bien représenter dignement son école dans les futures démonstrations de l’équipe nationale». Mais tous ces bons résultats et ces espérances ne sont pas arrivés par enchantement. «En effet», analyse Carole Letheux, pour le concours inter-écoles, les jeunes filles se sont entraînées au moins deux heures par jour, cela en plus de leur temps de cours, 20 heures par semaine. Répéter, répéter sans cesse les mêmes gestes jusqu’à pouvoir les interpréter les yeux fermés… Elles y sont depuis le mois d’octobre 2014 et cela a payé ». Au menu de ce concours, réalisation d’une coiffure de soirée, en 45 minutes et d’une coiffure de mariée, aidées en cela par les élèves de mention complémentaire styliste / visagiste. Pour Eléa, Emilie, Charlotte, Céline, Clémence ou Mélanie, Ange, Noémie, Aurélie et Mylène, «Ce concours fut une belle aventure, stressante, fatigante mais aussi porteuse de joie et de satisfactions personnelles ». Ces jeunes élèves, qui appréhendent plus la coiffure comme un art que comme un geste quotidien ne sont pas encore fixées sur leurs intentions futures. Certaines veulent continuer à apprendre, d’autres ont déjà leur petite idée. Quoi qu’il en soit, avec ce qu’elles viennent de démontrer, elles trouveront leur place à coup sûr.





Aucun commentaire:

GRAND-QUEVILLY. Des vagues de couleurs et de senteurs réunies dans le merveilleux Parc de La Roseraie.

Au nom de la rose. Sur une surface de six hectares, à deux pas de l'Hôtel de Ville, il est un écrin de verdure qui fait l'...