lundi 27 avril 2015

Grand-Quevilly - Les salariés du transporteur GEFCO se sont mis en grève suite à l'annonce d'un plan d'économie prévoyant la suppression de 500 emplois au niveau national.



Coup de semonce des salariés de GEFCO.

Après l'annonce mardi par la direction du transporteur GEFCO d'un plan d'économie prévoyant près de 500 suppressions d'emplois au niveau national (notre édition du 15 avril), une dizaine de salariés sur 49 du site de Grand-Quevilly ont suivi l'appel lancé par le syndicat Force Ouvrière (FO) à observer un arrêt de travail hier vendredi. Depuis minuit, les entrées et sorties de l'entreprise située rue Vaillant Couturier n'étaient donc plus possibles. "Nous sommes en pleine négociation avec la direction nationale afin de trouver les meilleures solutions d'accompagnement pour les personnels concernés par ces licenciements" devait déclarer Pascal Soudais, délégué FO, "nous demandons notamment que la période de reclassement soit de 24 mois au lieu des 11 proposés". Le groupe GEFCO compte plus de 4000 salariés en France et a, comme actionnaire principal (75%), la RZD, société de chemins de fer russes. Le chiffre d'affaire 2014 s'est élevé 4,05 milliards d'Euros en 2014. "Nous vivons très mal cette restructuration" reprend Pascal Souday, "alors que ce matin même, sur le panneau d'affichage ont été communiqués les chiffres de la participation et de l'intéressement aux bénéfices, nous nous étonnons de ces mesures alors que l'on constate que la société gagne de l'argent! Hormis un message fort en direction de notre actionnaire, nous ne voyons pas l'intérêt de ces suppressions. Les médias relayant notre affaire font le parallèle avec le démantèlement de MORY GLOBAL. Nous estimons que le cas de figure est bien différent, GEFCO n'étant pas sans un sou et sans devenir…". Au niveau local, 9 salariés dont un évoluant sur Caen mais rattaché à Grand-Quevilly, sont concernés. La totalité des chauffeurs (4) plus des administratifs. "La grève d'aujourd'hui est un coup de semonce envoyé à la direction" avertit le délégué syndical, "nous nous réservons la possibilité, si les négociations ne vont pas dans le sens souhaité, de poursuivre le mouvement et d'enclencher d'autres initiatives plus perturbantes…".


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