lundi 15 juin 2015

Rouen - Pompiers d'hier et d'aujourd'hui.



Le défilé motorisé du matin avait arraché quelques larmes d'émotion à certains. Et pour cause. Mêlant des véhicules utilisés il y a 40 ans avec ceux en usage actuellement, le cortège, toutes sirène hurlantes, a emprunté le parcours effectué à cette époque lorsqu'il s'est agi de déménager la caserne de l'Hôtel de ville vers son lieu d'aujourd'hui. Evidemment cela ravive des souvenirs. Tels ceux du Major Michel Pilon, 68 ans, retraité des sapeurs-pompiers professionnels, qui était en activité ce jour-là. "Bien sûr qu'il y a de l'émotion" reconnaît-il, "la caserne, la vie de pompier, c'est dans mes gênes. Je m'y suis engagé en 1971, après le régiment. Dans la famille c'était une tradition. Mon père, mon grand-père étaient déjà pompiers volontaires… Je n'ai pas dérogé à la règle. C'était une vocation inéluctable car je baignais dedans tous les jours. Quand Papa partait sur une intervention je la vivais par procuration. J'ai débuté chez les Pompiers de Paris. Mais, moi qui suis de Gournay, la vie citadine ne me convenait pas vraiment. J'ai demandé Rouen. A l'époque, quand on était d'astreinte, on était avisés d'une sortie par alarme et pour cela on devait vivre dans un rayon de 3 kilomètres autour de la caserne… Je n'ai, dès lors, plus quitté Rouen !". Avec Michel, la tradition familiale marque une trêve. Ses deux enfants ont opté pour des voies professionnelles différentes. Pour José Monteiro, 28 ans, ce serait plutôt le parcours inverse. "Il n'y a pas d'antériorité dans ma famille. Je suis le premier qui met le pied à l'étrier. Mes études ne m'orientaient pas vraiment dans ce sens mais je sais que c'est ma vocation et je m'y adonne pleinement. En fait, ce sont plusieurs métiers qui sont présents dans celui de sapeur-pompier professionnel. Je me suis engagé en 2007 et je n'en ai pas encore fait le tour… J'ai suivi une spécialisation Nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique (NRBC) ce qui peut m'amener à être exposé à des situations critiques. C'est le côté adrénaline! Pour autant, la vie privée cohabite très bien avec celle de casernement. Je travaille 24 heure d'affilée et suis en repos 48 heures. Quand on sait cela il est facile de s'accommoder".





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