lundi 31 août 2015

LE PETIT-QUEVILLY. La ville a opté pour la gestion différenciée de ses espaces verts. Celle-ci n'est nullement synonyme de non entretien.



Une faune et une flore en bonne santé.

La commune de Petit-Quevilly peut s'enorgueillir de proposer aux regards de ses habitants et visiteurs,  ronds-points, entrées de ville, jardins, espaces d’ornement, agrémentés de  4 000 arbres et composés de 15 hectares d’espaces verts. Pour entretenir ce patrimoine naturel, la ville a opté pour la gestion différenciée, une méthode nouvelle de régie des espaces verts en milieu urbain. Son objectif est d’enrichir la commune d’espèces végétales et animales régionales et de limiter les impacts négatifs sur l’environnement. Au service idoine de la ville, cette nouvelle façon de faire a bien été assimilée. "Le Parc des Chartreux par exemple, n'est pas utilisé dans son ensemble. Il n’est donc pas nécessaire de tondre les surfaces plus sauvages. Il en résulte une zone moins fréquentée d’un hectare qui est ainsi préservée". De fait, les  jardiniers ont commencé par enlever les végétaux exotiques pour laisser place à la flore locale de type forestier, des fourrés ont pu se développer, servant de réserves de nourriture pour les écureuils et les oiseaux. Ce n'est pas d'hier que la ville s'est penchée sur cette logistique d'entretien. Depuis plusieurs années, les agents procèdent à des essais de protection biologique intégrée avec des lâchés de coccinelles pour combattre les pucerons et les cochenilles. Les produits phytosanitaires, jugés nocifs, sont remplacés dans les massifs par de la paillette de lin et des écorces d’arbres broyés et recyclés. D’ici deux ans, ils seront totalement supprimés. "Rue Ampère, de petits champignons sur les racines des arbres sont introduits au moment de la plantation pour augmenter leur résistance. Les arbres réclament ainsi moins d’eau par la suite" ajoutent les responsables. "Plaine Kennedy, la tonte va être abandonnée. Dès cet été, des cheminements seront aménagés dans cette nouvelle prairie". Autre lieu, autre initiative. Le cimetière communal, que d'aucuns ont pu décrire comme "envahi par les mauvaises herbes", est traité, en ce moment par une méthode qui a fait ses preuves : l'huile de coude. Les services de la ville ont mis à contribution Amadéo, Benoît, Solena, Christian et Marie, cinq jeunes Quevillais, diplômés et avec des buts professionnels pour leur avenir mais qui passent par l'obtention du permis de conduire. En échange de leur contribution au désherbage du lieu de recueillement ils se verront offrir une participation au financement de leur examen. "La gestion différenciée n’est nullement synonyme de non entretien" précise-t-on en mairie, "Elle présente de nombreux avantages : une plus grande diversité de paysages, moins de tonte (donc moins de carburant), une réduction des produits phytosanitaires (moins de pollution des nappes phréatiques). Si les herbes hautes ou l’apparition de Pâquerettes peut sembler de prime abord inesthétiques aux promeneurs, elles sont le signe d’une bonne santé pour la faune et la flore, bref, pour notre environnement...".



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