lundi 31 août 2015

SOCIAL. Les salariés d'Acticall estiment que leur situation au travail se dégrade et appellent à un débrayage journalier.


De la friture sur la ligne.

Acteur majeur sur le marché français, spécialisé dans la relation client, le groupe Acticall qui compte près de 7000 salariés est implanté dans l’agglomération de Rouen depuis maintenant neuf ans où il emploie près de 1000 personnes. A l'instar de leurs collègues français, les salariés des 3 sites composant ce pôle régional ont, à l'initiative d'une intersyndicale regroupant la CFDT, FO, CFTC, CFE/CGC et CGT, entamé un mouvement de grève depuis hier lundi, invitant les employés "à un débrayage massif de 14 h à 16 h sur tous les sites d'Acticall". Rassemblés devant les portes de la société à Petit-Couronne, à Saint-Etienne du Rouvray et à Rouen, ces derniers ont exprimé leur "ras le bol de la dégradation continue de leur pouvoir d'achat". Nicolas Lelièvre, délégué syndical Force ouvrière, se faisant le porte-parole de ses camarades, a pointé certains aspects de ce mécontentement : Nous sommes en négociation annuelle obligatoire sur les salaires et, cette année encore, c'est un échec! Depuis 2012, les augmentations de salaire sont de 0 Euro. Pour 2015, nous aurions droit à 1% ! Les salariés sont écoeurés. Nous avons le sentiment d'une non reconnaissance de par notre direction. Alors que celle-ci prône le "rendre service", elle n'hésite pas à dégrader les conditions de travail afin de gagner en productivité. Nous avons à faire à un management inadapté et tout le monde en souffre au travail et en dehors. Acticall demande des compétences de plus en plus poussées mais rien n'est fait pour récompenser notre bonne volonté. Nous avons l'impression de nous investir toujours plus pour gagner de moins en moins!". Fortes de ce constat, les organisations syndicales exigent la poursuite des négociations salariales sur la base de revendications communes minimum. Elles revendiquent une augmentation de salaire immédiate de 50 Euros ainsi qu'une prime d'ancienneté de 30 Euros par tranche de 5 ans de présence. Le mouvement, reconductible, se poursuivra selon les réponses données par la direction. Celle-ci n'était, hier soir, pas en mesure de s'exprimer sur ce conflit.


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