jeudi 17 septembre 2015

ROUEN. Les marchands de l'ancien se sont réunis au Parc Expo pour Les Puces Rouennaises d'automne.



Présent, comme tous les ans.


La plus belle brocante de France accueille cette année pour sa 15e édition, les Puces Rouennaises d'Automne. 250 exposants répartis sur 14 000 mètres carrés qui proposent des statuettes pour décorer le salon, des tables en fer forgé des meubles, de la vaisselle, de vieilles poupées, des fers à repasser … La liste est longue et non exhaustive, mais tous ces objets ont un point commun, celui d'être anciens et d'avoir traversé les années sinon les siècles, en passant de mains en mains. Parmi ces marchands d'histoire, il est un personnage qui est tombé dans la brocante depuis tout petit. Etienne Malleville, Caennais d'origine et Rouennais d'adoption en est à sa dix-huitième année de participation à ce grand raout. "Mon métier, c'est chiner!" confesse-t-il, "j'y passe 80% de mon temps les 20% restant étant dédiés au fonctionnement de ma boutique de Rouen, au 52 de la rue Damiette". Etre présent sur Les Puces, une obligation ? "Pas vraiment! C'est toutefois le moment idéal pour rencontrer des clients, des confrères, se tenir au courant des tendances, de l'évolution du marché… Et puis en tant que Rouennais, il me semble que c'est un devoir que de représenter l'activité commerciale de ma ville". Des spécialités dans cet univers du beau, du vieux et du cher ? "Oui, je suis spécialiste du gothique aux années cinquante…" (Rires). En fait, Etienne s'intéresse à tout, pour peu que l'objet lui plaise, raconte une histoire et soit rare. Toutefois, sa passion manifeste encore plus d'intérêt lorsqu'il est question de peintures réalisées dans la première partie du XXe siècle. Sa licence en histoire de l'art n'est peut-être pas étrangère à cette attirance. Et comment ressent-il le marché actuellement ? "Les modes de vies ont changé. Il y a des choses qui n'attirent plus. Les armoires normandes par exemple. Elles ont fait long feu, on n'en vend plus! Les clients sont différents également. Le Français va considérer les antiquités comme un passage obligé pour monter dans l'échelle sociale. L'étranger, lui, va considérer la brocante comme une activité culturelle. A ce titre, je rencontre plus de passionnés chez les touristes". 

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