lundi 23 novembre 2015

ROUEN. Depuis 30 ans, Pascal Renault Senseï dédie sa vie aux arts martiaux et à la philosophie qui va avec.



La possibilité d'un îlot déstressant.

Le monde s'agite, secoué par la vitesse, le consumérisme et plus récemment, par la violence. Si d'aucuns ont choisis de suivre ce mouvement, il est une personne qui, depuis trente ans, a opté pour une autre voie. Celle des traditions, de l'étiquette, de la zénitude… Quand en 1985 Pascal Renault acquiert un local rue Bugnot à Sotteville-lès-Rouen, lui seul voit, dans le bâtiment, ce qu'il veut en faire. "C'était un atelier de tannerie et quand j'ai visité la première fois il y avait des peaux qui séchaient au centre de la pièce…" se souvient-il. Alors qu'il vient de quitter son activité de disquaire, ce passionné de sports, et plus particulièrement d'art martiaux, fonde le Budokaï Dojo. Véritable îlot Japonais, unique en Normandie et immédiatement déstressant, l'endroit  est équipé d'un parquet flottant rouge merisier conçu spécialement pour la pratique de plusieurs disciplines. 15 m² de miroirs et 2 vestiaires avec douches chaudes complètent cet équipement. Mais ce n'est pas une salle de sports. Ici pas de chaussettes qui traînent, de jogging entassés ou de bouteilles de boissons énergisantes… Pas plus que d'odeurs de transpiration, de mastication de chewing-gum ou d'écouteurs sur les oreilles. Les licenciés sont là pour autre chose que le simple entretien de leur condition physique. "Nous sommes une véritable école d'apprentissage du respect, de la courtoisie, de la modestie et de la déférence". En entrant dans le dojo, c'est l'harmonie qui frappe le visiteur. Chaque objet est à sa place, rangé, aligné. Tout l'ensemble brille par la lumière et la propreté. Pour les élèves, des principes drastiques sont appliqués. "Les ongles doivent être coupés, les bijoux sont enlevés et les cheveux attachés en arrière. Un élève doit toujours saluer lors de toute entrée et sortie du Dojo. S'il y a un cours qui se termine avant le sien, il faut rester silencieux. Si un élève arrive en retard, il doit rejoindre rapidement et discrètement le groupe…" égrène Pascal Renault.  "Cette étiquette (Reiho), exige des pratiquants d'avoir un comportement exprimant la politesse et la courtoisie. Il s'agit d'une attitude empreinte de respect envers autrui, et prescrite dans les Dojo traditionnels". Ecole de la réflexion, de la maîtrise mais aussi de la vie, le Budokaï Dojo propose l'enseignement de plusieurs disciplines martiales Japonaises ou Chinoises pour lesquelles Pascal Renault est gradé voire hautement gradé. Shinkokai, Hontai, Yoseikan, Jojutsu ou Toreikan sont régulièrement pratiqués par les 70 adhérents du club. Pour tous renseignements : se déplacer au Budokaï Dojo, 35, rue Bugnot – Sotteville-lès-Rouen. www.budokaidojo.fr.



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