mardi 22 décembre 2015

ROUEN. A travers son action "CROSS CREA", la Jeune Chambre Economique de Rouen veut réveiller la fibre entrepreneuriale de jeunes de filières professionnelles et d'apprentissage.



Quand je serais grand, je serais chef d'entreprise. Ou pas.

Selon un baromètre économique, 34% des étudiants et des lycéens professionnels souhaitent créer leur entreprise (Moovjee/CIC OpinionWay Janvier 2015). Qu'à cela ne tienne. La jeune chambre économique de Rouen et son président Cédric Challamel ont organisé, à l'attention de ce public, une manifestation baptisée "CROSS CREA", destinée à lui présenter les grandes lignes des logistiques à mettre en place avant de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale. Trois créateurs d'entreprises se sont succédé sur la scène face à une soixantaine d'élèves issus des établissements scolaires de La Chataigneraie de Mesnil-Esnard, du lycée Bartoldi de Barentin et du CFA de Rouen. "Etre bien accompagné au niveau juridique et comptable" a prôné Pierre Grosdoit, patron de "Bœuf l'Eclair. "La réussite se porte tous les jours et l'immobilisme est la pire des choses" a, souligné Christophe Pelletier de la société Aventech. Quant à Guillaume Dartois, propriétaire des salons VOG Coiffure, il a "compris ce que voulait dire être chef d'entreprise quand, à la fin d'une journée, il a ouvert son tiroir-caisse en constatant qu'il n'y avait rien dedans. Car être patron c'est aussi s'attendre à ne pas avoir de client…". Forts de tous ces constats, anecdotes, conseils et mises en garde, l'enthousiasme de certains jeunes semblait être retombé. "C'est trop risqué de se lancer" avouaient Maxime et François, 15 ans, élèves en 2nde Commerce au lycée Bartoldi, "Ce qui nous empêcherait de franchir le pas c'est le risque. Celui de perdre tout ce que l'on a misé!". Etonnant pour des jeunes qui, justement n'ont rien à perdre puisqu'ils n'ont encore rien construit… Mustapha et Chloé se veulent plus pragmatiques. "Certes il y a toujours un risque. Mais si l'on tient compte des conseils et des recommandations donnés par les professionnels que l'on vient d'entendre, le risque s'en trouvera diminué. Ce qui nous préoccupe le plus c'est surtout, à notre âge,  de ne pas savoir vers quel domaine s'orienter…".





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