mardi 22 décembre 2015

ROUEN. Une centaine d'élèves du collège Camille Claudel ont planché sur l'épineux sujet du racisme en France.



Le long chemin de La Marche.

"Il est trop beau…", "Je vais faire un selfie avec lui…". Certaines jeunes filles parmi la centaine d'élèves de classe de 3e du collège Camille-Claudel, rassemblés dans la grande salle du centre médico-social de Grammont n'avaient d'yeux que pour Tewfik Jallab, l'un des acteurs du film "La Marche" du réalisateur Nabil Ben Yadir , invité par Yassine Arab, médiateur scolaire de l'établissement et fondateur de l'association "Espoir Jeunes", dans le cadre d'un travail pédagogique effectué par les professeurs et leurs élèves sur le thème, d'actualité, de l'égalité, du racisme et, plus profondément, de l'amour de la France. En préambule à une séance de questions, réponses et réflexions, les collégiens ont pu visionner le long métrage retraçant l'histoire, librement interprétée, de la Marche pour l’égalité entre Marseille et Paris ayant rassemblé plus de 100 000 marcheurs du 15 octobre au 3 décembre 1983. Cette initiative faisait suite aux affrontements qui s'étaient déroulés dans le quartier des Minguettes à Vénissieux. Cette année 1983 avait été marquée par des faits divers racistes tragiques dont la mort de cinq Maghrébins. A l'issue de la projection, Assiah, collégienne s'est demandé "si l'on pouvait lutter sans violence?". "Toute lutte comporte une forme de violence" lui a répondu Tewfik Jallab, "Néanmoins, certains, comme Gandhi, ont démontré que ce n'était pas la meilleure solution". De son côté, le rappeur Rost, également fondateur de "Banlieues actives", s'est prêté au récit de son histoire personnelle quand Dimitri lui a demandé "d'où lui venait cette envie de lutter contre le racisme". Sarah Gogel, fondatrice de l'ONG "Global Potential" a elle aussi, en compagnie de deux de ses membres, expliqué comment, dans son organisation, "le mélange des ethnies se faisait naturellement" et souligné "la chance de la France d'être un pays non raciste, quoi qu'on en dise! On s'en aperçoit notamment lorsque l'on a la possibilité de voyager. Dans d'autres pays, et non des moindre, comme les Etats-Unis par exemple, le constat n'est pas le même". Effectivement, la France n'est pas raciste, témoin cette réflexion de cette collégienne, s'exprimant pour le groupe : "Nous, les jeunes, nous ne faisons pas de différences entre Noirs, Arabes ou autres … Nous avons juste des copains …".



Aucun commentaire:

GRAND-QUEVILLY. Des vagues de couleurs et de senteurs réunies dans le merveilleux Parc de La Roseraie.

Au nom de la rose. Sur une surface de six hectares, à deux pas de l'Hôtel de Ville, il est un écrin de verdure qui fait l'...