lundi 1 février 2016

ROUEN. De nombreux collégiens et lycéens se sont arrêtés sur les stands de la Défense lors du salon de l'Etudiant.



Aux armes … mais pas que !

Armée de l'Air, Marine nationale, Police Nationale, Gendarmerie nationale … Ces entités seraient-elles devenues des entreprises comme les autres à tel point que l'on retrouve, devant leurs stands, des grappes de jeunes, désireux de se renseigner sur les débouchés offerts et les carrières à envisager ? Il semblerait en effet que l'attrait pour les métiers de la défense nationale ait le vent en poupe. Au salon de l'Etudiant qui s'est tenu ce week-end au parc expo de Rouen, nombreuses ont été les questions posées aux différents recruteurs de ces armes, préparés, eut égard au contexte ambiant, à un afflux de cet ordre. Pour autant, et même si le gouvernement, depuis janvier 2015 a décidé de redynamiser sa politique de recrutement, de l'aveu même des agents recruteurs, "les jeunes ne viennent pas nous voir uniquement par réaction patriote". "Je m'attendais même à plus de public prêt à s'engager coûte que coûte pour défendre la patrie…" confie Margareth Potier, policière à l'Antenne Promotion Recrutement de l'école nationale de Police de Rouen-Oissel. "Or, ce sont plutôt des adolescents réfléchis que je reçois. Même si le côté défenseur de la veuve et de l'orphelin n'est pas très loin, ces collégiens et lycéens paraissent considérer nos métiers comme une carrière à faire, au même titre que boulanger ou autre! Ce qui compte pour eux c'est la spécificité de nos 150 métiers, la rémunération et les possibilités d'évolution". Même son de cloches auprès de la Maréchale des Logis Chef Emilie Lemercier, agent recruteur de la Gendarmerie de (Haute) Normandie. "Certes, les demandes sont allées croissantes depuis le début 2015. Au niveau des sous-officiers par exemple, ce sont 30.000 candidatures nationales qui ont été reçues alors que 5 000 seulement seront concrétisées. Les jeunes que je vois ne semblent pas être des  va-t-en-guerre! Sous la houlette de leurs parents, ils posent des questions précises et soulèvent des points essentiels sur les spécificités de nos activités. On est loin de l'esprit guerrier mais plutôt un désir de s'engager dans une voie professionnelle tout en servant le pays". Et ce n'est pas Tom Pinaud, 17 ans, lycéen à Barentin qui dira le contraire. "Je suis attiré par l'aéronautique et je pense en faire mon métier. Je viens me renseigner auprès de la Marine Nationale comme je le ferais chez Airbus… Le côté utile à la nation ne me déplaît pas non plus". Samantha, 19 ans, venue de Pont-Audemer, "rêvasse sur les bancs de l'université de Rouen. La police et la gendarmerie offrent une palette d'avenirs intéressants. Leur communication est attirante car précise, sans fioriture. C'est ce qui m'a poussée à venir les consulter". Un nouvel état d'esprit donc qui joint le concret à l'idéal.



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