mardi 22 mars 2016

LE PETIT-QUEVILLY. Des évènements nocturnes qui auraient pu tourner au drame attisent la colère et l'incompréhension de certains riverains.



Peur sur la ville.


"En 65 ans je n'ai jamais vu cela !". Martine, qui habite une petite maison de ville,  dans sa famille depuis 1900, n'en revient toujours pas et frissonne en se remémorant cette nuit de la semaine passée. "Vers 5 heures du matin, j'ai été réveillée par un bruit d'explosion. Je me suis mise à la fenêtre et là… c'était Beyrouth! Des voitures brulaient dans la rue, les flammes léchant les habitations". Dans cette petite rue adjacente du square Marcel Paul, l'émotion est vive. Les riverains, solidaires, prennent des nouvelles des uns et des autres. William, résidant depuis 22 ans, avoue avoir eu la peur de sa vie. "Quand j'ai vu les flammes depuis mon premier étage et l'essence qui coulait dans le caniveau,  s'approchant de ma voiture, j'ai dit à ma femme : on se sauve par le jardin, derrière, il ne faut pas rester là. Heureusement, les pompiers sont arrivés très vite et ont pu éviter le pire. Je m'en tire quand même avec 1500 Euros de dégâts et une grosse trouille!". Pis, lorsque l'on voit les traces laissées par l'incendie sur les façades, les portes de garage et des habitations fondues, certains pensent qu'ils l'ont échappé belle. Et tous commencent à avoir peur. Régis et Sylvie en sont persuadés : "Tout cela a commencé avec l'installation de caméras sur l'avenue Jean Jaurès. Tout le monde sait que c'était un point d'échange de stupéfiants. Les dealers se déplacent et remontent dans le quartier. Mais celui-ci était certainement sous la coupe d'autres bandes d'où cette guerre qui a éclaté". Et tous sont unanimes : "Ce quartier était paisible. A tel point que l'on se croirait à la campagne… Maintenant on a peur. De rencontrer ces délinquants le soir venu. Ils n'ont pas hésité à balancer des cocktails Molotov sur nos voitures, ils ne seraient sûrement pas gênés de nous faire un mauvais coup!". William renchérit : "au dernier comptage, de ce que nous savons parce que personne ne communique là-dessus, ce serait 8 véhicules qui auraient été détruits cette nuit-là. Sur la contre-allée de l'avenue Jaurès, sur le parking de la bibliothèque, dans notre rue et dans le quartier Nobel! Que fait la police municipale ? On ne les voit jamais passer chez nous. Et la Nationale ? Ils connaissent très certainement les individus impliqués. Pourquoi rien n'est-il fait ? Avec la majorité des habitants de notre rue nous allons demander à être reçus en mairie". Sollicités, les services de la mairie reconnaissent que "cela est un réel problème, que les autorités policières sont investies et que le maire travaille en étroite relation avec celles-ci. Néanmoins, dans ce genre d'affaire, même si des soupçons peuvent exister, des hypothèses vérifiées, il ne faut pas perdre de vue que ce sont les preuves qui permettent à la loi de s'appliquer. Hors, aucun flagrant délit n'a été opéré. Le réflexe à avoir, pour les habitants, est de faire remonter l'information, par des plaintes ou des mains courantes, dès lors qu'il y a gêne sur l'espace public ou menace sur les riverains. D'autre part, ces habitants ne nous ont pas encore demandé d'entrevue mais, dès qu'ils le feront, ils seront bien évidemment reçus en mairie".

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