mercredi 23 mars 2016

ROUEN. Succès de fréquentation pour la balade Les dessous de l'art, interdit aux moins de 18 ans.



Le MBA s'encanaille.


Certes, il pleuvait. Certes, nous étions samedi et, certes, la veille de la Saint-Valentin. Mais qui aurait pu prédire qu'en initiant sa balade "les dessous de l'art, interdit aux moins de 18 ans", le musée des Beaux-Arts serait amené à refuser du monde ? Car de 30 au début du parcours, les visiteurs se retrouvèrent bien plus une heure plus tard. Attirés sans doute par la voix portante de la conférencière Corinne Laoues, hommes, femmes, jeunes et vieux se sont accrochés à ses basques et dévoré son (sulfureux) récit. Il faut dire que la doctorante en histoire de l'art n'a pas pris de pincettes avec le vocabulaire utilisé et n'a pas hésité à appeler un chat un chat ! En guise de préambule, n'annonçait-elle d'ailleurs pas que "pinceau signifie petite queue!". Le ton était donné. Vulve, seins, fesses, érection, sperme et autres "petits zizis" (qui étaient l'apanage des gens de haut rang au 16e siècle), autant de termes qu'elle utilisera pour évoquer la place de ces attributs dans l'histoire de la peinture. Ainsi apprendra-ton, en vrac,  que le fameux Cupidon était un Eros "dégénéré", que le train qui sort et entre dans un tunnel dans le film "l'auberge espagnole" évoque un coït ou encore que "Phallus" vient du Grec mais qu'en Latin il se dit "Fascinus" d'où fascination. Evidemment … D'abord studieux,  le public s'est peu à peu enhardi et il faudra que Corinne Laoues appelle au silence tant les visiteurs avaient tendance à commenter entre eux les divers tableaux visités… Excités de voir des nus et comprendre les codes utilisés par les peintres ? Les spectateurs s'en défendront tous. "Moi, je suis ici pour l'histoire de l'art. C'est un domaine qui m'a toujours passionnée" confiera Jeanne, quadragénaire venue avec son compagnon. Ben voyons ! Semblant absorbé à prendre des notes, Justin ne dira pas autre chose. Le jeune homme, suivie par sa belle, affirmera "compléter son information sur un sujet rarement abordé dans les documents spécialisés…". Pas de chance n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, cette balade "interdite au moins de 18 ans" aura rempli son office. Attirer du monde sur un sujet pour le moins original. A refaire sans aucun doute.

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