samedi 27 mai 2017

GRAND-QUEVILLY. Quevillais depuis toujours, Alain Anger va sans doute devoir quitter la maison qu'ont occupée plusieurs générations de sa famille.




Le sens caché des mots.


Alain Anger, 62 ans se sent  désorienté et ne sait plus à quel saint se vouer. Habitant depuis sa naissance une maison plus que centenaire dans le bas du boulevard Brossolette, le retraité a souhaité réagir à l'article publié le 18 mai dernier dans nos colonnes, traitant du nouveau PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) dont le projet a été voté en conseil municipal le 15 mai. "Cette maison est dans ma famille depuis plusieurs générations" précise-t-il, "ma mère y est née, puis décédée et j'ai pris sa succession en 2003. On ne peut faire plus Quevillais… Alors, quand j'ai lu dans Paris-Normandie que, dans le nouveau plan, une seule maison restait concernée par des risques en cas d'incident industriel, j'ai tout de suite fait le rapprochement avec mon domicile…". Seulement voilà, Alain Anger soutient ne pas avoir de relations officielles avec les pouvoirs publics. "J'ai été "convoqué" en août 2016 par la DREAL (Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) dans le but de m'informer que je me trouvais dans une zone classée à risque" se souvient-il, "ce service m'a alors dit qu'il fallait que je prévois de construire une cellule de confinement… En décembre 2016, je me suis rendu, de ma propre initiative, à une réunion d'information aux habitants du Bourg. Là, j'y ai rencontré un élu qui m'a dit que je devais partir mais sans autre précision… Depuis, je n'ai aucune nouvelle de qui que ce soit. Alors quand je lis que ma maison fait l'objet d'un droit de délaissement… Je ne comprends pas trop!". Si la situation semble inextricable pour Alain, elle peut sans doute trouver son explication par les termes utilisés dans la délibération du conseil municipal : droit de délaissement. C'est une procédure administrative à la disposition du propriétaire d'un bien immobilier soumis à des prescriptions d'urbanisme. Si le bien en question est visé par une opération ou un projet (en l'occurrence le nouveau PPRT) qui enlèvent à son propriétaire la liberté d'en jouir pleinement, le propriétaire peut actionner son droit de délaissement afin de lever la servitude qui grève son bien, en incitant le bénéficiaire de ladite  servitude à acquérir le bien ! En résumé, Alain Anger devrait proposer à la municipalité ou à l'usine qui entoure sa propriété, bénéficiaires de cette servitude, d'acquérir sa maison ! CQFD. 

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